Traitement d’une tumeur de la vessie : RTUV/TURBT, instillations et BCG à Marrakech
Une tumeur de la vessie se traite en mode “pipeline” : retirer la lésion proprement, réduire le risque de récidive si besoin, puis surveiller avec un calendrier adapté. Ce guide explique la RTUV/TURBT, les suites, et les traitements intravésicaux (instillations, BCG), tels qu’ils sont discutés au Cabinet d’Urologie Majorelle à Marrakech avec le Dr Adil EL BASRI.
À retenir (lecture en 30 secondes)
- Le geste de base s’appelle RTUV/TURBT : la tumeur est retirée par voie naturelle (sans incision externe).
- Le résultat au microscope classe le risque et guide la suite (instillations, BCG, rythme de surveillance).
- Après RTUV : hydratation, éviter efforts intenses quelques jours, et surveiller les signaux d’alerte (caillots, fièvre, rétention).
- Pour le contexte initial : hématurie et cystoscopie.
1) La RTUV/TURBT : le traitement initial (et l’étape qui confirme le diagnostic)
La RTUV (résection trans-urétrale de vessie), aussi appelée TURBT, est l’acte central : elle permet de retirer la lésion par l’urètre (voie naturelle), sans cicatrice externe, puis d’envoyer les fragments au microscope.
Le geste est réalisé sous anesthésie (générale ou rachianesthésie) selon votre profil et le contexte.
Un instrument est introduit par l’urètre. La tumeur est retirée de façon contrôlée pour obtenir une analyse fiable.
Les zones sont cautérisées pour limiter le saignement. Selon le cas, une irrigation vésicale peut être mise en place.
2) Ce que le compte rendu “au microscope” va décider
Après RTUV, le compte rendu anatomopathologique précise notamment :
- Stade (superficiel ou atteinte du muscle)
- Grade (agressivité)
- Qualité de la pièce (ex. présence de muscle si nécessaire)
- Éléments permettant de classer le risque (faible, intermédiaire, haut…)
La stratégie est ensuite personnalisée : traitement complémentaire éventuel + calendrier de surveillance.
3) Suites opératoires & récupération : ce qui est habituel
Les suites sont souvent simples, surtout quand les consignes sont bien respectées :
- Sonde : généralement retirée après 24–48 h selon les suites.
- Urines rosées : fréquent au début ; l’hydratation aide.
- Pas de cicatrice externe : le geste se fait par voie endoscopique.
- Conseil clé : boire régulièrement (sauf contre-indication) pour limiter caillots et inconfort.
4) Instillations intravésicales : pourquoi et pour qui ?
Selon le niveau de risque, l’urologue peut proposer un traitement local dans la vessie (instillation) pour réduire les récidives. L’idée : traiter la muqueuse vésicale “sur place”, de façon ciblée.
- Instillation immédiate (selon cas) : parfois proposée juste après RTUV, si les conditions de sécurité sont réunies.
- Traitement intravésical (selon protocole) : option de prévention des récidives dans certains profils.
Le choix dépend du résultat au microscope, de la tolérance, et du plan personnalisé établi au Cabinet d’Urologie Majorelle.
5) BCG : la stratégie “anti-récidive” des profils à risque élevé
Le BCG intravésical est une immunothérapie locale utilisée dans des situations ciblées pour diminuer le risque de récidive et de progression. Il se fait en instillations selon un protocole, avec une surveillance attentive.
- Ce traitement n’est pas “automatique” : il dépend du niveau de risque.
- On le démarre lorsque la vessie a suffisamment cicatrisé.
- On adapte/ajuste si effets secondaires importants.
6) Signaux d’alerte : quand recontacter sans attendre
- Caillots + difficulté à uriner ou impossibilité d’uriner
- Fièvre, frissons, malaise
- Saignement rouge vif persistant
- Douleur importante non calmée
En cas de doute, mieux vaut un avis rapide que “laisser passer”.
Pour aller plus loin
FAQ — Vie quotidienne (traitement)
Combien de temps d’hospitalisation après une RTUV/TURBT ?
Souvent une hospitalisation courte. La sortie dépend du saignement, de l’irrigation et du retrait de la sonde (souvent 24–48 h).
Vais-je forcément avoir une sonde urinaire ?
Pas forcément. Elle est souvent mise en place si le saignement est notable, pour éviter les caillots et sécuriser la reprise des mictions.
Quand puis-je reprendre le travail ?
Travail de bureau : généralement en quelques jours. Travail physique : plutôt 1–2 semaines selon les suites. Adaptation au cas par cas.
Sport, piscine, hammam : quand reprendre ?
Marche : rapidement. Sport intense et bains/piscine/hammam : attendez que les urines soient claires et suivez les consignes médicales (souvent 1–2 semaines selon suites).
Relations sexuelles après RTUV : quand ?
Après disparition de la gêne et du saignement. Si douleur ou sang : on temporise et on recontacte le cabinet.
Instillation/BCG : que faire si j’ai de la fièvre ?
Une fièvre importante ou des frissons nécessitent un avis médical rapide. Prévenez le cabinet ou consultez en urgence selon l’intensité.
Puis-je voyager pendant une période d’instillations ?
Oui si le calendrier est respecté et si vous avez un plan clair en cas d’imprévu. Évitez de décaler des séances sans avis.
Ramadan : puis-je jeûner après RTUV ou pendant des instillations ?
C’est possible selon votre situation, mais l’hydratation est souvent essentielle en post-RTUV. Décision personnalisée avec votre urologue.
Information grand public : ce contenu ne remplace pas une consultation médicale.






