Urologue expliquant la pose d’une sonde double J à un patient au Cabinet d’Urologie Majorelle à Marrakech

Sonde double J à Marrakech : comprendre la pose, mieux vivre avec… et comment Dr Adil El Basri vous accompagne

La sonde double J (ou stent JJ) est un petit tube souple placé entre le rein et la vessie pour assurer l’écoulement des urines lorsqu’un obstacle bloque l’uretère (souvent un calcul). Elle protège le rein, calme la douleur et sécurise le temps médical nécessaire pour traiter la cause.

Objectif de cet article : expliquer à quoi sert la sonde JJ, comment se déroule la pose, quels symptômes attendre et comment les gérer, quels risques surveiller, combien de temps la garder, et comment le Dr Adil El Basri (Cabinet d’Urologie Majorelle, Marrakech) organise ce parcours de soins.

1) Sonde double J : définition simple et rôle clé

La sonde double J est un tube flexible d’environ 3 mm de diamètre que l’on place à l’intérieur des voies urinaires, de l’uretère jusqu’à la vessie. Ses deux extrémités forment une boucle en “J” (côté rein et côté vessie) qui la maintiennent solidement en place (« autostatique »).

Son rôle est de dériver l’urine autour d’un rétrécissement, d’une inflammation ou d’un calcul afin de soulager la pression dans le rein, préserver la fonction rénale et prévenir les complications (douleur persistante, infection sur rein obstrué, altération de la fonction).

2) Quand pose-t-on une sonde JJ ? (indications)

Urgences liées aux calculs

  • Colique néphrétique rebelle aux médicaments.
  • Infection sur rein obstrué (situation à risque).
  • Dégradation de la fonction rénale ou menace d’atteinte du rein.

Autour des traitements des calculs

  • Prévenir un blocage post-traitement (lithotritie extracorporelle, laser) par migration de débris.
  • Dilatation douce de l’uretère pour faciliter l’évacuation des fragments.
  • Préparer l’accès quand les voies sont étroites.
  • Limiter l’inflammation douloureuse après un geste endoscopique.

Autres indications

  • Préparation d’une urétéroscopie.
  • Traitement endoscopique d’une tumeur des voies excrétrices.
  • Réparation d’une sténose urétérale.
  • Repérage de l’uretère lors d’une chirurgie abdominale.

Message clé : la sonde JJ est un outil de sécurité. Elle ne “traite” pas le calcul elle-même ; elle protège le rein et stabilise la situation en attendant (ou en accompagnant) le traitement définitif.

3) Comment se déroule la pose (montée de sonde JJ) ?

La pose est habituellement réalisée sous anesthésie générale, par les voies naturelles (sans incision).

Étapes essentielles

  • Introduction d’une caméra (endoscope) par l’urètre jusque dans la vessie.
  • Repérage de l’orifice urétéral (méat).
  • Progression d’un fil-guide souple jusque dans le rein.
  • Glissement de la sonde JJ le long du guide jusqu’à la bonne position.
  • Contrôle radiologique (rayons X) de la position.

Si l’uretère est trop serré ou en cas d’anatomie défavorable empêchant la montée, une néphrostomie (petite sonde posée par la peau dans le dos) peut temporairement drainer le rein.

4) Effets secondaires habituels : à quoi s’attendre ?

La tolérance est variable : certains patients sont peu gênés, d’autres davantage. Les symptômes fréquents :

  • Irritation vésicale : envies fréquentes et urgentes (parfois « faux besoins »).
  • Douleurs au jet : lors de la miction, une remontée transitoire d’urine le long de la sonde (par hyperpression) peut dilater un instant le rein et mimer une colique.
  • Hématurie légère (urines rosées) : frottement/irritation, en général sans gravité.
  • Sensation d’inconfort pelvien/abdominal, impression de corps étranger.

À retenir

  • Inconfort désagréable mais non dangereux.
  • Les premiers jours sont souvent les plus sensibles.
  • Les symptômes cessent immédiatement après retrait de la sonde.

Image utile : la sonde JJ, c’est comme une chaussure neuve. Au début, ça frotte. Puis le corps s’habitue… et tout s’arrête quand on l’enlève.

5) Mieux vivre avec une sonde JJ : gestes concrets

Traitements (selon prescription)

  • Antalgiques pour la douleur.
  • Antispasmodiques pour calmer la vessie.
  • Alpha-bloquants pour améliorer la tolérance vésicale/urétérale.

Hydratation

  • ≥ 2 L d’eau/jour (sauf avis contraire).
  • L’hydratation dilue les urines, rince la vessie et limite incrustation/obstruction de la sonde.

À la miction

  • Uriner dès l’envie : éviter une vessie trop pleine diminue la douleur de jet.
  • Ne pas pousser : laisser l’urine s’écouler naturellement pour limiter l’hyperpression.

6) Risques et signaux d’alerte

Après la pose (fréquent, transitoire)

  • Brûlures à la miction (microtraumatismes liés aux instruments) → régression en quelques jours.
  • Petits saignements (parfois irritation prostatique chez l’homme) → s’arrêtent vite.

Consulter en urgence si :

  • Fièvre > 38,5 °C, frissons, tremblements (suspicion d’infection urinaire) → ECBU et parfois antibiotiques.
  • Douleur intense du côté traité non soulagée par les antalgiques simples.
  • Difficulté croissante à uriner avec poussées abdominales (risque de rétention).
  • Urines franchement rouges (saignement important).

À distance

  • Migration/extériorisation de la sonde.
  • Obstruction par microfragments ou caillots.
  • Incrustation (urines trop concentrées) rendant le retrait plus technique → d’où l’intérêt de bien boire.

7) Durée de port et retrait

La durée dépend du contexte ; dans de nombreux cas, on garde la sonde 6 à 8 mois maximum. Le plus important : valider la durée avec votre urologue et respecter le suivi.

Retrait

  • Pendant l’intervention définitive si tout est réglé,
  • Ou à distance, par fibroscopie (cystoscopie souple) sous anesthésie locale : on saisit l’extrémité vésicale avec une petite pince et on retire la sonde.

Des sondes à aimant existent : retrait encore plus simple via un petit cathéter dédié. Le soulagement est immédiat après l’ablation ; les symptômes disparaissent.

8) Vie quotidienne : ce qui est possible

  • Hygiène : douche et bain rapidement possibles (en l’absence de cicatrice cutanée).
  • Sport : reprise progressive selon la tolérance ; éviter l’intensif en cas d’hématurie.
  • Conduite : possible si les antalgiques n’entraînent pas de somnolence.
  • Voyages : envisageables avec l’accord du chirurgien, en anticipant hydratation et antalgiques.
  • Vie sexuelle : reprise dès que vous vous sentez prêt(e).

9) FAQ express

La sonde fait-elle mal tout le temps ?

Pas nécessairement. La gêne est souvent fluctuante, surtout au moment d’uriner, et diminue avec le temps. Elle s’arrête net après le retrait.

Vais-je voir la sonde ?

Non, elle est interne.

Que faire si mes urines sont rosées ?

Boire davantage et surveiller. Si les urines deviennent très rouges, s’il y a douleur forte ou fièvre, il faut consulter rapidement.

Puis-je faire du sport ?

Oui, en adaptant l’intensité. Évitez l’effort soutenu si vous saignez ou si la douleur augmente.

Et les envies fréquentes ?

Elles sont fréquentes avec une sonde JJ. Des traitements peuvent aider ; parlez-en à votre urologue. Hydratez-vous régulièrement.

10) L’offre de soins du Dr Adil El Basri (Cabinet d’Urologie Majorelle, Marrakech)

Pourquoi nous confier la pose de votre sonde JJ et la prise en charge de vos calculs ?

  • Expertise en chirurgie mini-invasive : prise en charge centrée patient, techniques endoscopiques éprouvées, parcours pensé pour réduire la douleur et accélérer la récupération.
  • Parcours “sécurité rénale” : en situation d’urgence (colique rebelle, infection sur rein obstrué, altération de la fonction), accès prioritaire et drainage rapide pour sécuriser le rein, puis traitement planifié du calcul.
  • Suivi proactif : ajustement des antalgiques/antispasmodiques/alpha-bloquants, conseils hydratation et miction, contrôles programmés (imagerie/urines) pour éviter l’incrustation et maîtriser la durée de port.
  • Organisation simplifiée : coordination pré-/post-opératoire, informations claires, planning du retrait de sonde intégré au parcours dès le départ.
  • Pédagogie et prévention : évaluation des facteurs de risque de récidive lithiasique et plan de prévention personnalisé (hydratation, diététique, suivi).

Ce que vous pouvez attendre concrètement

  • Évaluation initiale rapide (clinique, imagerie, bilan urinaire).
  • Décision partagée sur la pose de sonde JJ et le timing du traitement définitif.
  • Ordonnances adaptées pour le confort et la sécurité (douleur, vessie, prévention infectieuse selon le cas).
  • Calendrier de contrôle et date-cible de retrait communiqués d’emblée.
Prendre rendez-vous via WhatsApp

Cabinet d’Urologie Majorelle – Dr Adil El Basri, Marrakech

Pour en savoir plus sur la prise en charge des calculs urinaires au Cabinet d’Urologie Majorelle, consultez aussi nos autres articles de la rubrique Actualités.

11) L’essentiel à retenir

La sonde JJ protège le rein en cas d’obstruction et stabilise la situation avant/après le traitement du calcul.

La pose se fait par endoscopie, le retrait est simple (souvent en consultation).

Les gênes (envies fréquentes, douleurs au jet, urines rosées) sont courantes mais non dangereuses et disparaissent à l’ablation.

Hydratation ≥ 2 L/j, ne pas pousser à la miction, uriner dès l’envie, traitements symptomatiques si nécessaire.

Alerte : fièvre > 38,5 °C, douleurs incontrôlées, blocage urinaire, urines très rouges → consultez en urgence.

À Marrakech, le Cabinet d’Urologie Majorelle (Dr Adil El Basri) propose un parcours sécurisé et organisé autour de la sonde JJ : drainage rapide, suivi proactif et plan de traitement du calcul.


Résumé rapide pour bien comprendre

  • La sonde double J est un stent interne reliant le rein à la vessie pour drainer l’urine quand l’uretère est bouché (souvent par un calcul).
  • Elle protège le rein, soulage la douleur et sécurise le temps nécessaire pour traiter la cause (laser, lithotritie, urétéroscopie…).
  • Les effets secondaires les plus fréquents sont les envies pressantes, les douleurs à la miction et les urines rosées.
  • Une bonne hydratation, des traitements adaptés et des consignes simples (ne pas pousser, uriner dès l’envie) améliorent la tolérance.
  • Fièvre, douleurs intenses, blocage urinaire ou urines très rouges doivent faire consulter en urgence.

Mini-glossaire

Sonde double J (stent JJ)
Tube souple placé dans l’uretère, en forme de “J” à chaque extrémité, qui permet à l’urine de contourner un obstacle.
Uretère
Canal qui transporte l’urine du rein vers la vessie.
Colique néphrétique
Douleur très vive du flanc liée à la migration d’un calcul dans l’uretère.
Néphrostomie
Drainage du rein par une petite sonde posée à travers la peau, dans le dos.
Hématurie
Présence de sang dans les urines (urines rosées ou rouges).

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