Andropause : comprendre le vieillissement hormonal chez l’homme (et reprendre le contrôle)
Le mot “andropause” fait peur… ou agace. Certains y voient un concept marketing, d’autres une fatalité liée à l’âge. La réalité est plus nuancée : il existe chez certains hommes un déficit androgénique lié à l’âge (souvent appelé LOH), avec des symptômes réels (fatigue, libido en baisse, érections moins constantes, prise de ventre, moral moins stable). Mais ce n’est ni automatique, ni uniquement “une histoire de chiffre”.
La bonne approche n’est pas de chercher une potion magique : c’est de raisonner comme un pilotage de performance. On mesure, on comprend, on corrige, on suit.
- À retenir LOH ≠ fatalité
- Focus testostérone libre
- Action 30 jours
- Prévention cardio-métabolique
Sommaire
- Andropause : de quoi parle-t-on ?
- Testostérone : totale vs libre (le point que tout le monde rate)
- Symptômes : ce qui est typique… et ce qui ne l’est pas
- Période réfractaire et vieillissement : ce qui est normal
- Les accélérateurs silencieux (à fort impact)
- Les leviers “ROI élevé” pour préserver libido et érections
- Quel bilan est utile (et pourquoi)
- Plan d’action 30 jours
- Quand consulter
- Résumé + glossaire + FAQ
1) Andropause : de quoi parle-t-on exactement ?
On parle d’andropause (ou LOH) quand il existe : des symptômes compatibles (pas uniquement sexuels), et un profil hormonal pouvant expliquer tout ou partie du tableau, après avoir éliminé les causes fréquentes (sommeil, stress, surpoids, alcool, médicaments, troubles métaboliques, dépression, etc.).
L’objectif de cet article : vous donner une lecture simple, sans jargon, et surtout actionnable.
2) Testostérone : pourquoi “la totale” ne suffit pas
Beaucoup d’hommes font un dosage de testostérone totale, voient un résultat “dans la norme”, et concluent que “tout va bien”. Erreur classique.
La notion centrale : la testostérone “libre” (ou biodisponible)
Dans le sang, une partie de la testostérone circule liée à des protéines de transport (dont la SHBG). Or la SHBG tend à augmenter avec l’âge chez certains hommes, ce qui peut réduire la fraction active.
C’est cette fraction (libre/biodisponible) qui influence le plus :
- la libido,
- la qualité des érections,
- et parfois la composition corporelle.
Point clé : vous ne pilotez pas une entreprise avec un seul KPI. En hormones, c’est pareil.
3) Les symptômes à ne pas réduire à “c’est l’âge”
L’andropause n’est pas uniquement sexuelle. Les symptômes possibles incluent :
- baisse de désir, érections moins fiables, plaisir moins intense
- fatigue persistante, baisse d’énergie “de fond”
- diminution de motivation, irritabilité, moral fragile
- prise de graisse abdominale, fonte musculaire
- sommeil moins récupérateur
4) La période réfractaire : un changement normal… mais amplifié par le mode de vie
La période réfractaire, c’est le temps nécessaire après un rapport pour obtenir une nouvelle érection. Elle s’allonge avec l’âge : c’est fréquent et souvent normal.
Ce qui doit vous alerter, ce n’est pas “récupérer plus lentement”, mais :
- une baisse nette et durable du désir,
- des érections insuffisantes malgré l’excitation,
- ou une dégradation rapide, surtout si elle s’associe à une fatigue importante, une prise de ventre, un sommeil mauvais.
5) Mode de vie et psychologie : le vrai levier “anti-âge”
La stimulation compte (beaucoup)
Un manque de stimulation (isolement social, retraite vécue comme une rupture, sédentarité, baisse de confiance) peut accentuer la baisse hormonale et sexuelle. Le corps fonctionne comme une entreprise : ce que vous n’activez pas, vous le perdez.
Les accélérateurs de déclin (souvent sous-estimés)
- alcool excessif
- alimentation déséquilibrée
- surpoids abdominal
- tabac
- stress chronique + sommeil insuffisant
Les facteurs protecteurs (ROI élevé)
- activité physique régulière (cardio + renforcement)
- interactions sociales et projets stimulants
- sexualité active (dans le couple ou en solo)
- exposition quotidienne à la lumière naturelle
6) Érection : le sujet est aussi vasculaire (et c’est stratégique)
Avec l’âge, les petits vaisseaux perdent de leur souplesse. Dans le pénis, l’érection dépend d’un afflux sanguin rapide et d’artères capables de bien s’ouvrir.
Résultat : si la santé vasculaire se dégrade (comme dans l’hypertension ou les maladies coronariennes), l’érection peut devenir moins ferme ou moins durable.
7) Plan d’action concret pour préserver santé hormonale et sexuelle
A) Garder une activité sexuelle régulière
En couple ou par masturbation, une activité régulière aide à entretenir la fonction érectile et la trophicité des tissus. Une inactivité prolongée peut favoriser une “désadaptation” (moins de spontanéité, moins de rigidité, cercle vicieux anxiété/échec).
B) Rester actif sur 3 axes
- Physique : sport régulier (même 20–30 min, 4x/semaine)
- Social : contacts, sorties, projets
- Sexuel : désir, séduction, intimité (oui, ça se travaille)
C) Hygiène de vie : les 4 non-négociables
- alimentation équilibrée
- sommeil réparateur
- arrêt du tabac
- alcool modéré
D) Compléments “circulation / oxyde nitrique” : prudence
Oui, certains compléments sont marketés pour soutenir la circulation. Mais :
- l’efficacité est variable,
- il peut y avoir des interactions ou contre-indications selon le terrain,
- et ça ne remplace jamais une stratégie de base (poids, sport, sommeil, tension, glycémie).
8) Quand consulter (et quoi demander)
Consultez si vous avez des symptômes persistants (libido, érection, fatigue, moral, prise de poids abdominale) ou une baisse qui s’installe.
Un médecin pourra proposer, selon votre cas, un bilan hormonal masculin (et parfois un bilan métabolique/vasculaire) pour comprendre si le problème est :
- hormonal (testostérone totale et biodisponible),
- vasculaire,
- psychologique,
- ou mixte.
Envie d’un plan clair, personnalisé, et éviter les erreurs coûteuses (et inutiles) ?
Demandez une consultation : bilan ciblé + stratégie hygiène de vie + options médicales si nécessaire.
Prendre RDV sur WhatsAppCe contenu est informatif et ne remplace pas une consultation médicale.
Résumé + mini-glossaire + FAQ
La testostérone baisse souvent avec l’âge, mais l’impact dépend beaucoup du mode de vie.
La testostérone libre est souvent plus corrélée aux symptômes que la totale.
L’érection est aussi une question de vascularisation : tension, diabète, tabac, sédentarité jouent un rôle majeur.
Stimulation (sport + social + sexualité) = levier puissant et sous-estimé.
Évitez le piège “compléments d’abord” : faites bilan + stratégie.
Mini-glossaire
- Testostérone totale : quantité totale dans le sang.
- Testostérone libre / biodisponible : fraction la plus “active” pour le corps.
- SHBG : protéine qui transporte la testostérone et peut réduire la part libre.
- Période réfractaire : temps de récupération entre deux rapports pour obtenir une nouvelle érection.
- Corps caverneux : tissus du pénis qui se gorgent de sang pour permettre l’érection.
- Santé vasculaire : qualité des artères et de la circulation sanguine.
Questions fréquentes
À quel âge la testostérone commence à baisser ?
Cela varie selon les hommes. Le plus important est l’évolution des symptômes et l’analyse d’un bilan adapté, pas un chiffre isolé.
Pourquoi j’ai une testostérone “normale” mais des symptômes ?
Parce que la testostérone “totale” peut être normale alors que la fraction “libre/biodisponible” est plus basse, ou parce que le problème est vasculaire, psychologique ou lié au mode de vie.
La baisse de libido est-elle toujours hormonale ?
Non. Stress, fatigue, sommeil, charge mentale, couple, anxiété de performance et sédentarité jouent souvent un rôle majeur.
L’érection dépend-elle surtout de la testostérone ?
La testostérone compte, mais la vascularisation est centrale. Tabac, hypertension, diabète, surpoids et sédentarité peuvent altérer l’érection.
Est-ce utile de “rester sexuellement actif” ?
Oui, une activité régulière aide à maintenir le réflexe érectile et la fonction des tissus. L’inactivité peut entretenir le cercle vicieux.
Les compléments “oxyde nitrique” sont-ils une bonne idée ?
Parfois, mais pas en première intention et jamais au hasard. L’approche la plus efficace reste : hygiène de vie + bilan + suivi médical.
Quand faut-il consulter ?
Quand les troubles persistent, s’aggravent, ou impactent la qualité de vie. Et aussi si vous avez des facteurs de risque cardio-métaboliques.






